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Lectures

intermède science fictionnesque

Parce que certains et certaines considèrent que c'est dans la SF et dans la BD que l'on trouve actuellement le plus de créativité, voire de science politique [hein ? Robert , épargnez moi un commentaire de trois pages sur Herbert]. Parce qu'on ne peut pas lire seulement des ouvrages universitaires et intellectuels et parce qu'en le faisant croire on participe à une délimitation des frontières entre le "sérieux" et le "futile" qui sert une certaine forme de pouvoir. Parce que j'ai envie, na.

Pour toutes ces raisons [et sans doute bien d'autres] voici un extrait de... Mars la Bleue, 3° volet de la trilogie marsienne de Kim Stanley Robinson, chez Pocket.

Kim Stanley Robinson est, j'en suis de plus en plus persuadée, un freemen de la pire espèce, c'est-à-dire la meilleure.

"Si la démocratie et l'auto-gouvernement sont des droits fondamentaux, pourquoi l'individu devrait-il y renoncer sur son lieu de travail ? En politique, nous nous battons comme de beaux diables pour la liberté, pour avoir le droit d'élir nos chefs, d'aller et venir comme nous le souhaitons, de faire le travail qui nous plaît, pour contrôler nos vies, en somme. Et quand nous nous levons, le matin, pour aller travailler, ces droits nous seraient confisqués. Nous y renoncerions, et pendant la majeure partie de la journée, nous en reviendrions au féodalisme. C'est ça, le capitalisme, une version de la féodalité dans laquelle le capital remplace la terre et les chefs se substituent aux rois. Mais la hiérarchie demeure. Et c'est ainsi que nous continuons d'offrir le travail de notre vie, sous la contrainte, pour nourrir des chefs qui ne travaillent pas vraiment.

[...] La direction, ça existe, c'est un problème technique. Mais elle peut être contrôlée par le travail aussi bien que par le capital. Le capital n'est jamais que le résidu utile du travail fourni par les ouvriers du temps jadis. Il pourrait appartenir à tout le monde et non plus seulement à quelques-uns. Rien ne justifie que le capital soit détenu par une petite noblesse et que tous les autres soient à leur service. Il n'y a aucune raison pour qu'ils nous donnent un salaire et gardent tout le reste de ce que nous produisons. Non ! le système appelé démocratie capitaliste n'avait rien de démocratique, en fait. [...]"

Mars la Bleue, p. 192-193.

Une autre forme de fin du capitalisme , en somme...

20.10.06 11:43


extrait de bouc

comme c'est une reprise, j'y vais doucement : un peu la flemme de faire un grand (ou même un petit) commentaire... je ne poste donc qu'un extrait.

 

..."Ce que nous pressentons, au moins vaguement, c'est la possibilité pour n'importe quelle communauté de persécuter les siens, soit en se mobilisant de façon soudaine, contre n'importe qui, n'importe où, n'importe comment, sous n'importe quel prétexte, soit encore, plus fréquemment, en s'organisant de façon permanente sur des bases qui favorisent les uns aux dépends des autres et perpétuent pendant des siècles, des millénaires même, des formes injustes de la vie sociale. C'est contre les modalités innombrables du mécanisme victimaire que le souci des victimes cherche à nous protéger.

La puissance de transformation la plus efficace n'est pas la violence révolutionnaire mais le souci moderne des victimes. Ce qui informe ce souci, ce qui le rend efficace, c'est un savoir vrai de l'oppression et de la persécution".

 

René Girard, Je vois Satan tomber comme l'éclair, Livre de Poche, 1999, pp. 218, 219. 

1.3.06 11:57


au royaume des borgnes...

Le Bohec, J., Sociologie du phénomène Le Pen, Paris, La découverte, 2005.

Parce qu'on en parle en ce moment, parce que les journalistes, n'ayant une fois de plus rien à dire sur les présidentielles de 2007, vendent plus en faisant peur avec "Jean-Marie au second tour again si on fait pas gaffe" et font ainsi exister la possibilité que cela arrive, parce que j'en ai marre du racisme de classe qui fait dire aux bien-pensant que "voter FN, c'est un vote de beauf", ... je sacrifie à l'actu (bouh !).

Résumé :
4 chapitres assez courts voulant faire le tour du "phénomène", en retraçant son histoire et les rapport de JM LP avec les média (1.), en revenant sur la biographie du leader du FN avec une approche sociologique (2.), en proposant un petit panorama des explications classiques sur le "succès" électoral du FN (3.) et, enfin, en évoquant les habituels grands absents, les électeurs (4.).
Assez convaincant en ce qui concerne le rappel historique de l'ascencion politico-médiatique de JM LP (ce chapitre permet de prendre du recul avec les moments électoraux plus récents et de les replacer dans une périodicité plus longue), pas mal aussi à propos des explications habituellement avancées (avec un petit bilan "critiques / apports" des dites explications un peu facile mais salutaire), l'ouvrage est moins convaincant dans ses chapitres 2 et 4.
Le 2 parce que la biographie de JM LP est un peu lacunaire et vire parfois au psychologisant.
Le cas du 4 est plus complexe : il montre que "le vote Le Pen" tel qu'il est souvent construit et présenté par les instituts de sondages et les journalistes n'a pas une réalité homogène, mais est le produit de différentes logiques, parfois contradictoires, et que finalement, on en sait très peu sur les "électeurs" du FN. Que c'est le vote avec le plus fort taux de renouvellement d'une élection à l'autre (55% pour certaines) ce qui veut dire qu'un grand nombre de ceux qu'on nomme "électeurs du FN" ne le sont... que pour un one shot ! Qu'il n'y a pas que les prolo qui votent facho... mais aussi des cadres. Que le programme (raciste, réac, ...) n'explique pas grand chose, puisque certains ne l'ont pas lu et que, parmi les autres, les réappropriations sont nombreuses : on lit, mais pas forcement la même chose. Qu'il n'y a peut-être pas beaucoup plus d'hommes que de femmes à voter pour JM LP. Bref, pas mal de remises en cause des présupposés sur la question. Hélas (c'est le morceau "moins convaincant" du chapitre), il faut bien avouer qu'on reste un peu sur sa faim : la première partie programmatique de la sociologie est bien tenue, on déconstruit. Ok. Mais après ? Pour faire court (c'est quand même le résumé, ça manque de réelles tentatives explicatives.

Ca peut servir à :
- éviter de croire que Jean-Marie est une catastrophe naturelle, mais voir dans quels contextes il apparaît et quels sont les croyances (les analyses politico-journalistiques, le vocabulaire pour parler de lui, etc.) avec lesquelles le "phénomène" fonctionne ;
- arrêter de penser que le suffrage universel c'est bien quand c'est son équipe qui gagne et seulement quand c'est son équipe qui gagne... Du coup, on peut penser aux conditions de réalisation d'une démocratie effective, basée sur une vrai égalité politique.
- se dire que si l'électeur du FN est un sale raciste, il en va parfois de même du commentateur politique (professionnel ou amateur, dans Libé ou autour d'un verre) : lui aussi dit "ces gens là" en parlant des autres, ceux qui ne lisent pas autant, qui s'habillent moins bien, font des fautes de grammaire et... ne votent pas forcement pour Le Pen.

On trouve le livre :
Partout, pas cher (8 ou 9 euros).
Par exemple, là, chez : alapage

Niveau de lecture :
Plutôt facile, les concepts sociologiques sous-tendant l'analyse sont clairement expliqués.
13.10.05 14:05


démocratie représentative 3

La démobilisation politique, sous la direction de Frédérique Matonti, ed La Dispute, 2005.

Résumé :

Depuis plusieurs années, l’idée d’une démobilisation, d’un désengagement ou d’un désintérêt politique est devenue un lieu commun des débats publics – journalistiques – sur le militantisme (moins de militants), l’abstention (moins de votants) ou le « vote des extrêmes » (moins de culture politique, qui entraînerait à voter trotskiste ou lepéniste). Cet ouvrage collectif se propose de revenir sur un certain nombre de thèmes, pour essayer de comprendre cette « démobilisation politique », en réinsérant les comportements politiques dans les contextes et circonstances sociales où ils se passent.

La cohérence des thèmes des articles ainsi rassemblés est un peu artificielle, mais c’est aussi un des aspects agréables du livre que de pouvoir passer d’un moment à un autre, d’un terrain d’enquête à un autre. La « crise de légitimité » des élites politiques et des institutions est traitée en 5 chapitres : 1. sur le 21 avril 2002 (qui comporte des analyses de l’abstention très fines et assez surprenantes pour les lecteurs du Libégaro), 2, 3 et 4. sur certains aspects de la vie partisane (l’UMP, le rapport du PS au populaire, le PCF et les intellectuels), 5. sur les journalistes politiques.

Deux chapitres, le 6, sur les divers usages du vote, et le 7, sur les fausses interprétations du « vote des chômeurs », constituent la deuxième partie « Retours sur l’électeur ».

La troisième partie, enfin, revient sur le « populisme », cette nouvelle notion fourre-tout servie à toutes les sauces, qui sert principalement à disqualifier le « peuple » (et l’image que certains s’en font), bien plus qu’à analyser des situations…

Ca peut servir à :

- réfléchir sur les rapports entre « le peuple » et la démocratie. Loin d’être en pratique le « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », la démocratie représentative fonctionne bien plus sur des rapports de domination occultés. On en arrive à des représentations abjectes de la démocratie, basées – sans l’avouer – sur une conception des élites éclairées, où le peuple (forcement ignorant et réactionnaire) ne peut servir qu’à légitimer les élus et où trop de populaire met la démocratie en danger. Passons sur l’argument imparable des bonnes consciences sociales démocrates de « faire le bien du peuple malgré lui » (qui se décline, par exemple, sur la peine de mort) : ou bien on remet en cause radicalement la démocratie représentative et on propose des solutions (par exemple, l’éducation populaire, oubliée de la gauche parlementaire), ou on arrête de cracher dans la soupe… populaire (hem… désolée).

- penser à ce que c’est le « peuple », le « populaire » (et pourquoi pas les « ouvriers », les « chômeurs », etc.). Du coup, voir si un certain nombre d’idées reçues sur la politique tiennent tant la route que cela. Ou si elles sont l’expression d’une certaine vision de ces catégories par d’autres catégories, mieux placées, mieux armées pour imposer leur vision du monde (politiques, journalistes, &hellip.

On trouve le livre :

Facilement parce qu’il vient de sortir, au prix conseillé de 21 euros. Aussi là (pas facile à trouver, ces andouilles ont planté le référencement avec un mauvais titre !) :
http://www.alapage.com/mx/?id=281881116536075&donnee_appel=ALAPAGE&tp=F&type=1&l_isbn=2843031095&devise=&fulltext=&sv=X_L

Niveau de lecture :

Ca dépend un peu des articles, mais dans l’ensemble « moyen-dur » : quelques concepts de socio ne sont pas expliqués, par exemple. Pourtant, le découpage du livre permet de lire en piochant, les thèmes qu’on trouve les plus intéressants d’abord, et c’est assez reposant. En plus, les articles sont assez simplifiés par rapport aux travaux des auteurs, mais les références données en note de bas de page permettent d’approfondir pas thème si on le souhaite.

14.6.05 13:58


Sociétés modernes et responsabilité


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Bauman, Z., Modernité et Holocauste, Editions La Fabrique, Paris, 1989.


 


Résumé :


L’ouvrage tourne autour d’une question centrale : qu’est-ce que l’Holocauste peut nous apprendre sur les sociétés modernes ? L’auteur constate d’abord le vide de la littérature (sociologique, mais aussi philosophique ou même historique) sur cette question précise. A de très rares exceptions près, la plupart des travaux qui portent sur l’Holocauste traitent de son déroulement et de son organisation, des dimensions morales, des liens avec l’antisémitisme ou la structure de l’Etat nazi. Beaucoup le font sous l’angle de « l’exceptionnalité » et de « l’unicité », c'est-à-dire que l’Holocauste est considéré comme un événement singulier, qu’on ne pourrait comparer à aucun autre, et qu’il est donc vue comme un accident de l’histoire, une pathologie. Bauman souligne que l’Holocauste est pourtant indissociable d’une société « moderne », en ce que l’exécution d’autant de personnes dans de telles conditions implique l’existence d’un Etat industrialisé, bureaucratique. En effet, il faut une structure administrative (notamment pour classer les populations selon les critères qui permettront leur sélection), il faut qu’existe une infrastructure industrielle (pour organiser matériellement les déportations et les exterminations) et il faut aussi qu’existe une division du travail (pour que les individus participant au système mis place n’en aient pas une vision globale).


Le livre n’est pas complet sur certaines questions (sur l’historiographie de la solution finale, sur l’antisémitisme), mais il pose des sujets de réflexion considérables.


 


Ca peut servir à :


- Ne pas systématiquement penser les événements atroces de notre histoire comme des exceptions, des résurgences de vieux problèmes.


- Penser de façon plus large la responsabilité. Nous intériorisons toutes et tous des interdits moraux plus ou moins explicites quant à la violence physique directe et immédiate (de l’interdiction de tuer aux règles de politesse qui, nous apprenant à nous comporter, nous évitent de nous battre dans la rue avec le premier bousculeur venu. Enfin, dans la plupart des cas). Mais nous vivons dans un monde où, division du travail oblige, la violence physique est mise à distance. Les conséquences n’en sont pas directement observables. Bauman prend l’exemple d’un pilote de bombardier imaginaire, qui est très probablement incapable de fracasser le crâne d’un enfant à coup de pierre. Il peut pourtant appuyer sur un bouton et tuer des milliers de personnes d’un coup. Il ne s’agit pas de juger ce pilote imaginaire, pas plus que d’autres, réels, mais de se poser à nous-mêmes ces questions éthiques. A partir de quoi peut-on ou doit-on se sentir responsable ? Faire la guerre, pas faire la guerre ? Voter pour Bush ? Avoir un compte en banque (dans une banque qui a des actions dans des entreprises qui fabriquent des armes, des médicaments, des produits polluants) ?


 


On trouve le livre :


Facilement et pas trop cher.


Niveau de lecture :


Moyen : les controverses historiques sur la Shoah sont clairement retracées, ce n’est pas nécessaire d’avoir lu toute la littérature sur l’Holocauste pour suivre l’auteur. Il y a aussi quelques références (philosophiques ou sociologiques) qui restent implicites ou allusives, c’est plus gênant.

26.4.05 13:52


démocratie représentative (2)

Garrigou, Alain, Le vote et la vertu. Comment les français sont devenus électeurs, Paris, Presses de la FNSP, 1992.fficeffice" />


 


Résumé :


Comment faire voter des électeurs qui n’ont jamais voté et qui ne comprennent pas le sens même de l’élection ? C’est la question que l’on peut se poser lorsqu’on observe les élections au suffrage universel de 1848 en France. A. Garrigou montre que voter, loin d’être un acte naturel ou ordinaire, est un acte construit par des luttes politiques : les luttes portent d’abord sur le « faire voter » et le sens du suffrage. De 1848 à la première moitié du XXème siècle, plusieurs processus interviennent, qui aboutissent à ce que nous pouvons maintenant voir, des élections, des hommes politiques professionnels et des partis.


En observant les différentes élections et les débats politiques autour des lois électorales, A. Garrigou montre comment se construit un nouveau métier : celui d’homme politique. On suit pas à pas les réformes électorales (enveloppes pour les bulletins, interdiction de la « charité électorale », qui consistait pour les riches candidats à distribuer de l’argent aux électeurs pendant les campagnes, obligation de la profession de foi, réglementation de l’affichage, enfin, l’adoption de l’isoloir).


L’auteur retrace les débats, entre les « notables » (souvent de riches propriétaires) et les « entrepreneurs politiques » (qui considèrent la politique comme un métier), et souligne qu’à travers les arguments juridiques ou techniques employés (sur l’illettrisme des populations, l’incapacité du peuple à voter pacifiquement, etc.), ce sont en fait des visions sociales et politiques différentes de la République et du rôle du peuple qui s’opposent.


 


Ca peut servir à :


- se rendre compte qu’il faut près d’un siècle pour que l’élection nous paraisse évidente et naturelle ; du coup, ne pas prendre les pays qui découvrent les élections avec difficulté pour des sous développés. Comprendre plutôt qu’ils appliquent un modèle « clefs en main », qui a été, ailleurs, le fruit d’un long processus, et qu’en plus, c’est un modèle qui leur est souvent imposé (à coup de FMI, de Banque Mondiale ou de guerre en Irak, par exemple).


- voir les liens qu’il y a entre élection / électeurs et partis politiques, professionnels de la politique.


- faire attention aux arguments « techniques » présentés comme apolitiques et indépassables, qui recouvrent souvent des enjeux ou des conceptions idéologiques.


 


On trouve le livre :


Facilement dans les bibliothèques universitaires, sinon, il est en cours de réédition, ça devrait donc s’arranger !


Niveau de lecture :


Moyen : l’ouvrage est assez dense, il y a pas mal de descriptions, d’anecdotes qui aèrent la lecture, mais c’est là le piège : l’anecdotique rigolo est plus facile à lire que l’analyse sociologique… Nécessite donc un peu d’attention.


 


Merci à kangoo et kate pour leurs post

20.4.05 13:29


démocratie représentative (1)

Une démocratie représentative est un régime politique dans lequel les gouvernants sont élus et représentent ainsi le peuple. Un démocratie représentative, c'est aussi, du coup, le nom complet de tous les régimes qu'on nomme "démocraties" (tout court). Notamment les "démocraties occidentales" qui sont la norme politique de la démocratie (et de la Liberté, et des droits de l'Hommes, etc.), au point qu'elles l'imposent aux autres Etats.


 


Le premier outil de la série va donc servir à se demander, comment on en est arrivé là.


 


Manin, Bernard, Principes du gouvernement représentatif, Paris, Calmann-Lévy, 1995.


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L’auteur part d’un constat qui peut surprendre : chez la plupart des philosophes des Lumières, l’élection n’est pas considérée comme démocratique, mais comme générant une aristocratie. Comment ce mode de désignation des gouvernants s’est-il imposé ? Bernard Manin répond, en revenant sur le moment historique où l’élection s’impose (en gros, le XVIIIème siècle), et en la comparant à un autre système pratiqué ou défendu pour choisir ses chefs, celui du tirage au sort, qui offre à tous les mêmes chances de diriger. L’avantage principal de l’élection est qu’elle légitime les gouvernants, qui sont là « au nom du peuple » au lieu de l’être « au nom de Dieu ».


 


Ca peut servir à :


- réaliser que démocratie et démocratie représentative, ce n’est pas la même chose ; que cette légitimation des gouvernants par l’élection a des conséquences qui vont même parfois à l’encontre de la démocratie.


- réfléchir à l’abstention, à ses multiples motifs : est-ce qu’on peut s’en saisir pour refuser de légitimer un système, des gouvernants, une façon de faire de la politique ?


- voir que les élections ne sont peut-être pas le seul moyen de faire de la démocratie…


 


On trouve le livre :


Assez facilement, surtout qu’il est maintenant en poche.


Lecture :


Assez facile aussi, les éléments historiques sont tous restitués dans leur contexte, du coup, il y a des passages un peu longs mais on n’a pas besoin de connaissances préalables sur la République de Venise 

18.4.05 19:42





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